Burnout planétaire ?
2026/2027 : Une année de Pleines Lunes puissantes
On parle de burnout depuis les années 70 (après le renouvellement du grand cycle Pluton/Uranus en 1966), lorsque Pluton est entré dans la Balance, premier signe du collectif et signe du contrat de vie de chaque individu entre son âme et sa personne, puis par extension entre lui et le collectif familial, social et politique dans lequel il se trouve. Burnout signifie se consumer ou « griller » de l’intérieur, et s’utilisait pour l’épuisement de carburant d’une fusée. Le carburant pour l’être humain, être cosmobiologique, est de deux natures : outre celui qui concerne les besoins de sa personne physique, ce sont les besoins métaphysiques : le sens, la confiance, la foi….
Depuis le passage en l’an 2000, et le formidable avènement de la communication numérique mondialisé et des réseaux sociaux nous avons globalement l’impression que les choses vont de Charybde en Scylla (le film de Christopher Nolan est cruellement bien d’actualité !), que nos sociétés au lieu de s’améliorer et de progresser vers plus de partage et d’inclusivité, régressent vers la séparativité, l’exclusion si ce n’est la barbarie. Pluton en Scorpion, en Sagittaire puis en Capricorne a fait son œuvre respectivement de retour à Soi, de recherche d’un nouveau sens transcendant, et d’effondrement structurel généralisé.
Un passage à l’image de la Renaissance et du Siècle des Lumières
Nous sommes dans le 6ème cycle de civilisation débuté à la fin du 19ème siècle, à l’aube du 20ème. Il fait suite au 5ème cycle de 500 ans de la Renaissance et des Révolutions en Occident (1400-1892) lors duquel, après la révolution copernicienne, s’est imposé la science avec son paradigme newtonien et les droits humains (la France a pour sa part sécularisé les valeurs du christianisme qui se résument dans sa devise trinitaire).
Au niveau des cycles de civilisations, nous vivons une période analogue à la Renaissance et notre révolution copernicienne ne concerne plus tant notre univers extérieur, mais notre réalité intérieure jusqu’ici bien trop ignorée et pas considérée… Lorsque Pluton était dans le Verseau il y a 500 ans, la Réforme de Luther et de Calvin a fait sauter le monopole que les Eglises détenaient sur Dieu, et a ouvert à la liberté de conscience, même si c’était à travers de féroces guerres de religion. Il y a 250 ans avec les Révolutions américaines et française, les droits civils et humains se sont imposés, avec les trois idées Sœurs Liberté-Egalité-Fraternité qui, selon Sri Aurobindo[1], sont les trois piliers de la nouvelle religion de l’humanité, et qui ne sont pas que des droits comme notre mental nous le fait croire mais des horizons à atteindre, par l’éducation et la culture, ainsi que le stipule la DUDH de 1948.
Nous vivons depuis l’après-guerre le passage accéléré de Pluton du Lion au Verseau, à l’image de son parcours lors de tout le siècle des Lumières, où son sextile avec Neptune perdure et exige une maturation rapide des consciences. Comme dans la deuxième partie du siècle des Lumières, nous comprenons que nous allons devoir nous donner d’autres formes de gouvernance et de vivre ensemble, et Pluton en Verseau depuis 2023/2024 nous questionne à ce sujet, sans encore avoir fini son œuvre.
Les remises en question et en forme structurelles sont colossales car nous sommes arrivés en même temps à la fin de l’ère des Poissons dont le projet était que chaque être humain acquière une individualité de conscience. Et passer d’une conscience individuelle aussi accomplie soit-elle à une conscience d’âme intégrative, soucieuse du bien de l’ensemble est un chemin que chaque être franchit graduellement à travers de nombreuses vies. Et tous les êtres humains n’ont pas encore cheminé jusque-là.
Apogée d’un monde matérialiste
Alors que l’évolution et le progrès matériel et humain semblaient inéluctables à la fin d’un 19ème siècle où l’Occident se sentait triomphant, le 6ème cycle a débuté de façon dramatique avec les deux Guerres mondiales. Les hécatombes humaines et matérielle ont mis à mal la notion de progrès mais le nouvel ordre juridique mondial d’après-guerre avec la création de l’ONU et de la DUDH de 1948, sauve l’honneur des nations occidentales qui doivent accepter au nom de ces mêmes droits le démantèlement de leurs anciens empires coloniaux… Sous couvert de droits humains l’exploitation de ces mêmes pays a continué à travers l’économie capitaliste mondialisé qui s’accapare les richesses matérielles et draine les énergies humaines à son profit.
Nous sommes arrivés à un sommet de l’individualisme débridé et du matérialisme triomphant…. L’humanité chemine à l’aveugle depuis le premier choc d’effondrement apporté mondialement par l’épidémie de Covid (correspondant au renouvellement du cycle Pluton-Saturne), qui nous a averti que nous ne pouvions plus continuer de fonctionner selon les modes antérieurs d’exploitation éhontée des ressources dans des économies de prédation, ou les 1% les plus riches émettent autant de pollution que les 2/3 de l’humanité.
Burnout planétaire et changement de perspectives : Vers une humanité du Verseau
Olivier Hamant[2], parle de burnout planétaire, au sens où le culte de la performance et l’idée de croissance nécessaire à l’économie fondée en réalité sur le modèle du parasite (elle ne marche que pour autant qu’il y ait des ressources) nous ont conduits dans le mur : c’est la survie du plus adaptable, et cela épuise les humains comme les non humains. L’agriculture intensive épuise les sols et nous conduit à la famine et à l’effondrement du monde agricole. On peut changer toutes les énergies mais s’il n’y a plus d’insectes, il n’y a plus de civilisation. Le problème est finalement culturel, il faut sortir du culte matériel de la performance, et rendre les choses robustes plutôt que performantes…. Dans les 20, 30 prochaines années, il faudra basculer de l’économie du pétrole et des métaux à l’économie biosourcée (ou bioéconomie). Revoir nos relations au sol, à l’eau, à l’économie. Ce n’est pas du court terme c’est du présent… « Nous sommes les générations futures », affirme-t-il, qui doivent mettre en place une philosophie politique inspirée du vivant et de ses cycles !
La situation dramatique à Gaza, en Cisjordanie et dans plusieurs pays d’Afrique (Soudan, Congo) met sous nos yeux l’ombre de la prospérité occidentale des deux derniers siècles : la domination et la prédation par tous les moyens y compris, après la fin de l’esclavage, la persistance du colonialisme.
Reste à se ressaisir et à penser le collectif autrement qu’avec une vision personnelle, pyramidale et de domination, mais avec une perspective vivante et humaine de complémentarité et de partage…. Le paradigme du Verseau en émergence.
Nous ne devons pas perdre confiance en l’humanité qui porte en elle les ressorts de sa propre évolution. Une fort belle proportion d’êtres humains a désormais la conscience bien chevillée au corps (et l’expression est particulièrement juste !) de la réalité de l’existence de l’âme et ne voit plus simplement le monde sous son jour matérialiste. … Mais ces êtres-là ne saisissent pas encore comment partager leur vision sans l’imposer, comment mettre en place de nouvelles formes d’organisation plus ajustées.
Les trois dimensions de l’être humain et de la Vie
Nous avançons lentement mais sûrement vers la « reconnaissance » de la réalité de l’âme humaine et de la triple dimension de l’être humain : Esprit/Âme et Personnalité. Il est dans la mission de la France (selon Alice A. Bailey) de démontrer « scientifiquement » cette réalité… Pouvons-nous imaginer l’impact considérable que cela aura ? C’est le type de révolution copernicienne que nous sommes en train de vivre dans notre cycle actuel de civilisation et à l’aube d’une conscience Verseau. Une période analogue à la Renaissance que nous nommerons peut-être ultérieurement : « Reconnaissance » ? (Comme je le suggère dans mon ouvrage « Astrologie Science de la Conscience »).
L’effondrement moral, économique, politique, climatique… que nous traversons n’est autre que l’effondrement de notre ancienne représentation matérialiste du monde. Tant que nous considérons le monde sous le prisme de cette seule dimension, il est plat et n’a plus de sens…. Voilà le type de burnout planétaire que nous vivons…. Il nous est suggéré de considérer notre réalité dans ses trois dimensions (Vie/Conscience/Forme).
Nous sommes au milieu du gué : 2020-2026-2032
Dans cette recherche de nouvelles perspectives, nous sommes en cette année 2026, au milieu du gué : après le début de l’effondrement annoncé en 2020, avec le cycle Pluton/Saturne (soutenu par le cycle Pluton/Jupiter), le renouvellement du cycle Neptune/Saturne de reconstruction d’une nouvelle utopie au 1er degré du Bélier (symbolisant l’émersion d’une nouvelle forme et d’une nouvelle conscience) en février 2026, nous invite à reconsidérer le monde et notre humanité selon cette nouvelle perspective et nous avons jusqu’à 2032 pour en construire l’avènement, avec le renouvellement du cycle Uranus/Saturne de construction collective qui se renouvellera alors.
Aussi, cette année 2026 devrait marquer un tournant majeur dans nos évolutions de conscience, d’autant plus que de 2026 à 2032 le sextile entre Neptune et Pluton redevient quasiment exact (avec deux degrés d’orbe maximum, comme entre 1950 et 1956 et entre 1976 et 1986), que les 3 planètes transpersonnelles restent en signes masculin (1 de Feu, Bélier pour Neptune, et 2 en Air, Verseau pour Pluton et Gémeaux pour Uranus), et que Saturne et Jupiter sont également en signe masculin de Feu (Bélier pour Saturne et désormais Lion pour Jupiter), qu’Uranus dans les premiers degrés des Gémeaux est également en sextile à Neptune et reçoit un trigone de Pluton. Enfin, notons qu’en ce mois de juillet 2026 de canicule et de feux, nous vivons la Pleine Lune du Cycle Pluton/Jupiter débuté en 2020. La Pleine Lune du 29 juillet se fait en conjonction quasiment exacte avec cette opposition Jupiter/Pluton (Jupiter est conjoint le Soleil et Pluton conjoint la Lune).
Eté 2026/été 2027 : Perspectives sur des Pleines Lunes puissantes

A l’instar de cette Pleine Lune du 29 juillet, toutes les Pleines Lunes de la fin de l’année 2026 et de la première moitié de 2027, se font en aspects exacts avec l’une ou plusieurs des transpersonnelles et/ou avec Saturne et Jupiter. Comment cela se traduit-il ? Par une pression inconsciente puissante sur nos individualités et sur nos collectifs humains (de toutes natures, de la famille à l’état et à la nation), qui, toutes de Feu et d’Air qui l’attise ne nous laissent que peu de répit pour souffler. Comme les humains sommés de quitter leur maison menacée par le Feu, nous devons prendre rapidement des décisions pour éviter le pire avant de pouvoir considérer la reconstruction autrement.
En France nous sommes en année pré-électorale dont les enjeux sont de taille, partout en Occident la situation semble dégénérer au point que nous avons l’impression d’avoir perdu tout contrôle, la canicule nous accable et les feux nous assaillent, nos dirigeants semblent au mieux impuissants au pire déraisonnables… ils semblent avoir perdu toute raison, ne s’embarrassent plus d’aucuns faux semblants et autre discours policé, encore moins des droits acquis de haute lutte, à l’image de nos médias déboussolés. Il n’y plus aucun doute : l’effondrement annoncé s’accélère…. Sachons prendre les bonnes décisions pour éviter le pire et commençons dès que possible la reconstruction nécessaire en s’alliant avec les personnes ad hoc.
Que chaque Pleine Lune à venir pose pour chacun.e et nous tous.tes, une pierre sûre pour ce chemin de sortie de crise et de reconstruction !
[1] Sri Aurobindo et l’avenir de la Révolution française, Editions Buchet Chastel.
[2] Olivier Hamant, Biologiste à l’École normale supérieure de Lyon, directeur de l’Institut Michel Serres, auteur d’Antidote au culte de la performance et de La Troisième Voie du vivant, explore le vivant pour en tirer une thèse importante : notre obsession de la performance ne nous rend pas plus forts, elle nous fragilise. Et l’effondrement en cours n’est ni d’abord écologique ni d’abord social : il est culturel. Voir l’émission sur la chaîne Elucid
27/07/2026
2 réflexions sur “Burnout planétaire ?”
Merci à vous Fanchon pour cet article qui nous permet de vivre en conscience les messages de l’Univers et surtout de mettre en pratique chaque jour cette puissante et subtile connaissance astrologique.
Cordialement
Janou.
Merci Janou !